Qui sait ?

Publié le par Carole M

Il n'est pas toujours facile de se livrer à vos regards et à vos mots. Pour autant comme je le disais dans un lointain article, c'est d'abord à moi que je me livre.

J'ose écrire ce que je n'ose pas me dire.
Quelques fois certaines remarques douloureuses viennent me rappeler que je ne suis pas sur mon journal intime mais bien sur mon journal extime.
Les deux sont pourtant si indissociables que moi-même je dois me perdre. Sourire.
Mais tout ça dans le but de me retrouver.

 

Alors il serait mentir que de dire que certains de vos mots ne blessent pas mais je m'efforce de les oublier car la seule personne qui connait l'histoire, toute l'histoire de ma vie, de mes peines, de mes quêtes, de mes "pourquoi", de mes "comment", de mes "encore", de mes envies, de mes peurs, de mes attentes, de mes espoirs, de mes raisons, de mes choix, et bien c'est MOI.

Même si ce MOI se perd de temps à autre, se cherche, se fait du mal, se méprise, se déteste, ce MOI finit toujours par se comprendre et ce MOI grandit.

 

Alors oui, je cherche encore, alors oui je continue mon chemin, alors oui je fouille, je creuse, j'analyse, je me masturbe les neurones mais ce n'est pas en vain.
Ce n'est pas pour me faire du mal mais bien car je suis bienveillante avec moi.

Je ne cherche nullement la perfection, je veux juste être guerrie de certains démons, je veux juste comprendre pour ne plus recommencer.
Ai je ce droit ? Dois je demander la permission à quelqu'un pour continuer ma route ?
Je ne pense pas. Je sais que ce que je cherche je suis sur le point de le comprendre, je n'ai jamais été aussi proche de ce but.
Cesser, renoncer, ce n'est pas mon style. Je vais toujours au bout, surtout si c'est difficile car sinon ça serait me renier complètement.

 

Je continue mes séances chez la psy. Ca ne va pas aussi vite que je le voudrai mais chaque larme que je verse dans ce cabinet me dit que cetaines peines ne sont pas guerries et que je dois encore me réparer.

J'ai pleuré sur Stéphane. Est ce sur moi que je pleure, sur ma vie sans cet ami si cher, sans cet homme fabuleux ou est ce sur sa mort et sa vie qu'il n'aura jamais ?
Je ne sais pas bien, sans doute le mélange de tout cela.
Mais mon coeur a de la peine encore, 8 ans après il me manque encore plus fort que le jour même de l'arrêt de sa vie.
Qu'a t'il avoir avec mes kilos me diriez vous ? Et bien sachez que le manque ça pèse bien plus qu'une lourde présence, bien que sa présence ne l'ait jamais été.

Le manque, plus deux ou trois autres choses; expliquent le rebond des kilos. Sourire.
Je vais poser mon bagage et ensuite je poserai mes kilos. Sans aucun doute !

 

En ce moment quelques kilos disparaissent à nouveau. Doucement, avec lenteur je me fonds dans cette nouvelle vie que je construis aux prix d'efforts, certes, mais tel est mon choix.

Je me le dois, je me le suis promis.
Je sais cela fragile encore mais j'ai confiance en moi, en ma bonne étoile.
Je peux presque voir la lumière en marchant sur ce chemin qui est le mien. Ca fait pas mystique ça ? Rire.

 

En parlant de marcher, j'ai enfin trouver le force, le courage, la joie et le plaisir à marcher sur les bords du canal du midi.
Que c'est bon ces moments là où le simple fait de marcher sans souffler, sans avoir mal au dos, sans suer, sans avoir peur de tomber, me donne une raison de plus de continuer à mettre un pied devant l'autre au grès du paysage, des poissons dans l'eau, des péniches et de cette sensation que j'ai à me sentir vivante et presque heureuse.

J'y retourne demain tant le plaisir est grand et si loin de mon frigo pourtant. Sourire.

 

Carole M

 

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nicole 26/12/2011 15:52


coucou Carole - plus de nouvelles depuis longtemps - comment vas-tu  ? Je te souhaite de bonnes fete de fin d'année  -  Bisous  - Nicole

Coucou 16/08/2011 20:51



Bonjour ma belle, moi aussi je souffre d'hyperphagie et me suis inscrite
aujourd'hui au linecoaching de Zermati... Pourquoi ne pas me rejoindre dans ma communauté « AU QUOTIDIEN EN VRAC » sur l'hyperphagie comme ça on se sert les coudes ? Mille bisous



http://www.over-blog.com/com-1185328401/Au_quotidien_en_vrac.html



Tayiam 16/06/2011 10:30



Ce que je n'ai pas aimé dans le message n'est pas tant le fond, mais la forme. Le ton employé m'a fait pensé à un "c'est tellement évident que tu devrais faire ça!", sauf que justement, ce n'est
pas évident.


 


Maintenant, je peux me tromper. Après tout, je n'ai fait qu'analyser ce comm' à la lueur de mon vécu et de mon ressenti ! ;-)


 


(Et désolée si je suis à mille kilomètres de ce pensait l'auteur de ce comm'. Parce que sur le coup, je fais aussi dans le jugement hâtif, en fait ! :-s).



Cicciotella 16/06/2011 10:26



Bizarre, nous ne sommes pas toutes pareilles, car j'avais trouvé le commentaire n°10 magnifique, débordant de bonnes intentions (savoir si on souscrit ensuite aux conseils est un autre problème),
et j'avais les yeux un peu humides en le lisant.


Comme quoi...



Carole M 16/06/2011 14:43



Hello,
Ce qui m'a dérangé dans ce commentaire c'est cette façon d'écrire qui donne l'impression que l'autre à tout compris de ce qui me motive à "me faire du mal" selon l'auteur.
Je pense qu'elle est passée à côté de bcp de choses et penser détenir la vérité ou des pistes sur cette vérité est une chose qu'il faut manier avec précautions.
Je ne suis pas en quête de perfection juste en quête de moi ce n'est pas pareil.
Mais je ne pense pas que cette personne voulait etre malveillante juste maladroite 
Et cette maladresse peut blesser mais c'est le risque du blog.
Je n'en veux pas du tout à mon auteur. J'apprecie même cette franchise. Même si ca peut sembler pas évident à la première lecture de ma réponse. SOurire.



Tayiam 16/06/2011 09:40



Un peu étonnée par ce que tu disais sur les commentaires blessants, j'ai cru que c'était moi qui avait mal exprimé qqch (cette crainte de blesser l'autre est tjs présente en moi). Alors, je suis
allée relire les comm' de ton billet précédent et je pense avoir vu celui dont tu parles (le 10ème ?).


 


Je n'ai pas envie de défendre ce comm', car je n'aime pas les jugements hâtifs, fut-ce-t-il mus par l'envie de bien faire. D'autant que le message de fond, même gentil (aime-toi comme tu es et
arrête de te torturer) passe complètement à côté de ce que tu fais, justement : essayer de t'aimer, de te respecter et arrêter de te torturer. C'est comme dire à un alcoolique qui n'a plus bu
depuis 10 d'essayer d'arrêter la dépendance, non ? ;-)


 


Mais, une chose m'est venue à l'esprit en lisant ce commentaire, comme en écoutant mon médecin, hier soir : celles et ceux qui n'ont pas vécu un poids aussi important que le tien ou le mien, ne
peuvent pas comprendre ce par quoi nous passons, ou si difficilement.


 


Cela semble tellement évident de manger 'normalement', de s'aimer, d'être en paix avec soi et le monde... Surtout pour ceux qui n'ont aucun problème de ce côté.


 


Tu n'as pas à te justifier d'être comme ça et je trouve que ta démarche est fantastique : tu essaies de te comprendre pour progresser vraiment et ne plus commettre les mêmes erreurs. Y aurait-il
un meilleur moyen de progresser ? Une meilleure façon de prendre soin de toi ? Je ne le pense pas.


 


Et quoi qu'il en soit, même si nous venons te lire, tu es ici chez toi. Nous devons respecter cela, que tes choix nous plaise ou non... (Mais, pour ma part, ils me plaisent ! ;-) ).